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06.06.2024

Nos Athlètes

NOS ATHLÈTES : CEUX QUI ŒUVRENT DANS L’OMBRE

Nous avons demandé à Marion Marre, responsable adjoint des opérations pour La Chapelle Arena, et Samuel Cohen, responsable des opérations pour l’Arena Bercy, de nous donner leur ressenti à 50 jours de l’échéance. Ils sont en charge du "Back of house”, c’est à dire tout ce que le public ne voit pas, “les métiers de l’ombre” comme ils disent, et qui concernent la régie ou la logistique, par exemple. 

/ Publié le 06.06.24 /

Marrion Marre

 Q1 : Quel est votre rôle pendant les JOP / la préparation des JOP ? 

MM : Il faut apporter des solutions et trouver des compromis. Il y a aussi une partie management, pour laquelle il faut savoir redonner du baume au coeur aux équipes dans les moments un peu compliqués. On le voit particulièrement à l’approche du montage !
 
SC : Notre rôle, c’est d’assurer la coordination des opérations qui se déroulent en amont. On doit veiller à ce que tous les acteurs coopèrent sur le terrain, pour l’organisation, les plannings… Voir si tout rentre dans les temps. Pendant les Jeux, si le travail est bien fait, je ne gère quasiment plus rien !  

Q2 : Accueillir les JOP chez nous, c’est inédit et vous êtes pleinement impliqué dans leur organisation, ici, à Arena Bercy/Chapelle. Qu’est-ce que cela vous évoque ? Quel est votre ressenti ? 

SC : Je suis assez fier de travailler pour ce projet, de représenter les Jeux à Paris. Bercy, c’est mon quartier depuis que je suis gamin, donc ça me touche encore plus de l’organiser ici.
 
MM : Je ressens de la fierté, bien sûr, parce que c’est un projet majestueux. De l’excitation aussi : il me tarde d’y être et de vivre l’événement. Et c’est une grande première d’être co-organisateurs de cette manière là, avec Paris 2024 ! Habituellement, la ville hôte met à dispo des infrastructures et l’organisateur prend possession des lieux, chapeaute tout. Cette année, Paris 2024 délègue certaines activités à l’exploitant direct de l’infrastructure. Ça, c’est énorme ! 

Q3 : Quelle est la mission dont vous êtes le plus fier depuis votre arrivée à Arena Bercy/Chapelle ? 

SC : C’est sûrement la refonte ! Le changement de visage du parc de Bercy qui s’est transformé en « broadcast compound » (régie vidéo/audio de la télévision internationale) pour l’occasion, on y a installé presque 100 bungalows. Ce travail a commencé début mai et il nécessite une grande flexibilité puisqu’on travaille en parallèle des événements classiques qui se passent dans l’enceinte, on doit s’adapter. 
 
MM : La mission dont je suis le plus fière, c’est l’aménagement de l’arena et de ses espaces. Une architecte est avec moi bien sûr, mais c’est comme si j’orchestrais la production des plans d’aménagement. Il faut se rendre compte que, contrairement aux productions qui ont accès à une partie de l’arena, Paris 2024 a accès à la quasi entièreté de l’enceinte ! C’est colossal.

Samuel Cohen

Q4 : Avez-vous une anecdote concernant la préparation des JOP dans nos enceintes ? 

MM : Chaque arena a accueilli un événement test. Pour nous, à l’Arena La Chapelle, c’était la compétition de para powerlifting. La scène, de forme hexagonale, se monte comme un lego. Sauf que… le lego ne s’assemblait pas. On a dû arrêter tout et réfléchir à un plan B en last minute, car il fallait que l’événement se produise malgré tout. On a refait des découpes sur place pour favoriser l’imbrication, mais c’était assez stressant. Au final, plus de peur que de mal, on a réussi !

SC : Quand je suis arrivé, on me parlait de « containment ». Pendant 1 semaine, j’étais perdu, je pensais qu’on parlait de container… Puis j’ai fini par apprendre que ce sont tous les passages de câbles, les chemins de câbles mis à disposition de tout le monde ! Tout semblait plus logique.
Dans la même veine, plus personne ne veut parler avec nous en fin de journée parce qu’on utilise trop de jargons techniques (rires)